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Guide · Marché français

Micro-Foncier ou Régime Réel : Quel Calcul pour votre Location Nue en 2026 ?

Investissement locatifMis à jour le 30 octobre 2026Calculs vérifiables, in-browser

Sommaire
  1. Les deux régimes de la location nue
  2. Ce que le régime réel vous permet de déduire
  3. Le seuil de bascule : la règle des 30 %
  4. Le calcul complet avec un crédit immobilier
  5. Location nue ou meublée ? Le réflexe à avoir

Location nue : le micro-foncier applique un abattement de 30 %, le régime réel déduit vos charges réelles — intérêts d'emprunt en tête. Pour un investisseur à crédit, l'écart d'impôt se chiffre souvent en milliers d'euros par an. Ce guide détaille les deux régimes, le seuil de bascule et le calcul complet avec un crédit immobilier.

Voir la preuve par le simulateur

Les deux régimes de la location nue

Les loyers d'une location nue sont imposés aux revenus fonciers, selon deux régimes :

  • Le micro-foncier : un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers bruts, réservé aux bailleurs dont le total des revenus fonciers ne dépasse pas 15 000 € par an, tous biens loués nus confondus. Aucune comptabilité, deux cases sur la déclaration.
  • Le régime réel : vous déclarez vos loyers bruts et déduisez l'intégralité de vos charges réelles — intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, assurance, frais de gestion. L'option est globale et vaut pour tous vos biens nus, au minimum 3 ans.

Avant de comparer les régimes, chiffrez votre projet avec notre simulateur de rentabilité locative : rendement brut, net et cashflow mensuel après crédit — c'est la base de votre arbitrage fiscal.

Ce que le régime réel vous permet de déduire

La liste des charges déductibles du réel est large — et c'est là que l'investisseur à crédit gagne :

  1. Les intérêts d'emprunt : la charge la plus lourde les premières années (sur un prêt de 200 000 € à 3,61 %, environ 7 200 € d'intérêts la première année).
  2. Les travaux d'entretien, d'amélioration et de réparation (pas la construction d'un bien neuf).
  3. La taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, l'assurance PNO.
  4. Les frais de gestion (agence ~8 % des loyers) et les frais administratifs.

⚠️ Point clé du régime réel : le déficit foncier issu des charges (hors intérêts d'emprunt) est imputable sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an — une réduction d'impôt immédiate pour les contribuables fortement imposés. La part de déficit due aux intérêts d'emprunt n'est reportable que sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

Le seuil de bascule : la règle des 30 %

Le micro-foncier applique un abattement de 30 % : il est donc gagnant si — et seulement si — vos charges réelles représentent moins de 30 % de vos loyers bruts. Au-delà, le réel devient mécaniquement plus favorable.

Concrètement, trois profils se dégagent :

  • Petit bailleur sans crédit : un bien payé cash, peu de travaux → charges réelles ~10-15 % des loyers → micro-foncier plus simple et gagnant.
  • Investisseur à crédit : les intérêts d'emprunt dépassent souvent à eux seuls 30 % des loyers la première décennie → régime réel sans hésitation.
  • Travaux lourds à la reprise : le réel crée un déficit imputable sur le revenu global (10 700 €/an), là où le micro ne lisse rien.

Exemple de bascule : 10 000 € de loyers annuels. Micro : 7 000 € imposables. Réel : 10 000 − 6 500 € de charges = 3 500 € imposables — et un déficit imputable si les charges dépassent les loyers.

Le calcul complet avec un crédit immobilier

Prenons l'investissement type : un bien de 250 000 € loué nu 900 €/mois, financé par 200 000 € empruntés sur 20 ans à 3,61 % (taux moyen d'octobre 2026) :

  • Loyers bruts : 10 800 €/an
  • Intérêts d'emprunt année 1 : environ 7 200 €
  • Taxe foncière : 1 100 € | PNO + gestion : 700 €
  • Charges réelles totales : 9 000 € (83 % des loyers !)

En micro-foncier (si vous y êtes éligible) : 10 800 × 70 % = 7 560 € imposables. Au régime réel : 10 800 − 9 000 = 1 800 € imposables, et le déficit éventuel s'impute sur votre revenu global.

Pour un contribuable à 30 % de tranche marginale, l'écart d'impôt dépasse 1 700 €/an en faveur du réel — sans compter la déductibilité des travaux futurs. Reproduisez ce calcul avec votre taux d'imposition via notre simulateur de rentabilité locative.

💡 Test immédiat : ouvrez le prêt de 200 000 € sur 20 ans à 3,61 % de cet exemple — la mensualité de 1 171 € et les 7 200 € d'intérêts annuels sont ceux que le régime réel déduit des loyers.

Location nue ou meublée ? Le réflexe à avoir

Le micro-foncier ne concerne que la location nue. Si vous louez en meublé — courte durée ou non — vous relevez des BIC (micro-BIC ou LMNP réel avec amortissement) : consultez nos guides LMNP et crédit immobilier et investissement en meublé de tourisme pour ces régimes. Et pour chiffrer votre endettement loyers compris (les banques retiennent ~70 % des loyers), utilisez le simulateur de capacité d'emprunt.

Exemple 1 : bailleur sans crédit, micro gagnant

Studio payé cash, loyers 6 500 €/an | Charges réelles : 900 € (14 %) | Micro : 4 550 € imposables | Réel : 5 600 € imposables | → micro-foncier optimal, et éligible (loyers < 15 000 €).

Exemple 2 : investisseur à crédit, réel imbattable

Bien 250 000 €, loyers 10 800 €/an, 200 000 € empruntés à 3,61 % sur 20 ans | Charges réelles 83 % des loyers | Micro : 7 560 € imposables vs réel : 1 800 € | Écart d'impôt : >1 700 €/an à 30 % de TMI.

Exemple 3 : déficit foncier imputé sur le salaire

Travaux de 18 000 € + intérêts 5 500 € sur loyers de 9 000 € | Déficit hors intérêts : −9 000 € | 9 000 € imputés sur le revenu global (limite 10 700 €) | Réduction d'impôt immédiate : 2 700 € pour un TMI à 30 %.

Questions fréquentes

Dès que vos charges réelles (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, gestion) dépassent 30 % de vos loyers bruts — ce qui est quasi systématique pour un investisseur à crédit. Le micro-foncier reste gagnant pour un petit bailleur sans crédit et sans travaux.

Le micro-foncier s'applique tant que le total de vos revenus fonciers bruts annuels ne dépasse pas 15 000 €, tous biens loués nus confondus. Au-delà, le régime réel s'impose automatiquement. Vérifiez les évolutions législatives en cours de l'année fiscale.

Oui, partiellement : le déficit foncier généré par les charges (hors intérêts d'emprunt) est imputable sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Le déficit dû aux intérêts d'emprunt est reportable 10 ans sur les seuls revenus fonciers.

Non : le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sans aucune déduction réelle. Les intérêts d'emprunt ne sont déductibles qu'au régime réel — c'est le principal argument du réel pour un investissement financé à crédit.

Comparez vos charges réelles à 30 % de vos loyers : en dessous, le micro-foncier gagne ; au-dessus — le cas de tout investisseur à crédit — le régime réel réduit fortement l'imposition.
micro foncier ou réelrégime foncier choix

Intérêts d'emprunt, travaux d'entretien et d'amélioration, taxe foncière, assurance PNO, charges de copropriété non récupérables et frais de gestion sont déductibles des loyers au régime réel.
charges déductibles foncierdéficit foncier réel

10 700 € par an sur le revenu global pour la part du déficit hors intérêts d'emprunt ; la part liée aux intérêts est reportable 10 ans sur les revenus fonciers futurs.
déficit foncier 10700déficit imputable revenu global
Connaître les conditions exactes du micro-foncier (15 000 €, 30 %)Maîtriser la liste des charges déductibles au réelAppliquer la règle des 30 % pour trancher en 2 minutesCalculer l'impôt des deux régimes avec un crédit à 3,61 %Exploiter le déficit foncier imputable sur le revenu global

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