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Barème mensuel · T4 2026

Taux immobilier en octobre 2026 : barème complet et évolution

En octobre 2026, les taux remontent légèrement : sur 20 ans, la moyenne s'établit à 3,61 %, soit 0,11 point de plus qu'en septembre 2026.

Octobre 2026 marque un tournant : l'OAT 10 ans flambe à 4,90 % et les taux moyens encaissent leur plus forte hausse mensuelle de l'année, +10 à +18 points selon les durées.

Le mois d'octobre 2026 marque un vrai tournant sur le marché du crédit immobilier : pour la première fois depuis mai, les meilleurs taux commencent à bouger, et les taux moyens enregistrent leur plus forte progression mensuelle de l'année, sur toutes les durées. À l'origine de ce mouvement, l'OAT 10 ans qui flambe à 4,90 % début octobre, portée par l'ouverture des débats budgétaires et un contexte de tensions renforcé.

Les taux moyens en octobre 2026

DuréeTaux moyenÉvolution (vs sept.)
7 ans3,34 %+0,32 pt — en hausse
10 ans3,39 %+0,24 pt — en hausse
15 ans3,50 %+0,10 pt — en hausse
20 ans3,61 %+0,11 pt — en hausse
25 ans3,72 %+0,12 pt — en hausse

Taux moyens indicatifs observés sur le marché français, hors assurance emprunteur et frais de dossier. Meilleur profil = meilleur taux.

Le taux de l’usure — T4 2026

Plafond légal (TEG, assurance incluse) publié par la Banque de France : 4,09 % pour les prêts de moins de 10 ans, 4,68 % de 10 à 20 ans et 5,4 % au-delà de 20 ans.

Ce que cela change pour votre projet

Un léger repli de votre capacité d'emprunt ne signifie pas l'arrêt du projet : allonger la durée de 2 à 3 ans compense une remontée de taux, et la mise en concurrence (courtier ou banques directes) récupère souvent 0,2 à 0,3 point.

OAT 10 ans à 4,90 % : +70 points en un seul mois

L'OAT 10 ans a franchi la barre des 4,90 % au 1er octobre 2026, contre 4,20 % début septembre. Pour rappel, elle s'établissait à 3,60 % en janvier, avec un pic à 3,92 % en mars avant une détente transitoire à 3,65 % en juillet : ce nouveau pic d'octobre est sans précédent depuis le début de l'année et traduit une tension de fond sur la dette souveraine française. Plusieurs facteurs se cumulent : des tensions géopolitiques internationales intensifiées, des marchés de l'énergie sous pression qui alimentent les anticipations d'inflation, une incertitude politique française, et l'ouverture des **débats budgétaires du PLF 2027 le 1er octobre, que les investisseurs scrutent à la loupe : tout signal anxiogène sur le déficit public se traduit immédiatement par une exigence de rendement plus élevé sur la dette souveraine. La corrélation est directe : quand l'OAT monte, le coût du crédit immobilier grimpe également.

Meilleurs taux vs taux moyens : l'écart qui se creuse

Pour la première fois depuis mai, les meilleurs taux commencent à bouger : les durées courtes (7, 10, 12 ans) absorbent une hausse de +5 points de base et le 25 ans bondit de +10 points de base à 3,35 %. Seuls le 15 et le 20 ans résistent encore. Sur les taux moyens, la progression est plus forte encore : +10 à +18 points de base selon les durées en un seul mois, la plus nette de l'année — le taux moyen sur 20 ans franchit 3,61 % et le 25 ans atteint 3,72 %. Les banques avaient longtemps absorbé la tension sur leurs marges pour préserver leur compétitivité commerciale ; avec une OAT au-dessus de 4,90 %, cette capacité d'absorption atteint ses limites. Concrètement, un apport couvrant au moins 20 % du prix du bien, une stabilité professionnelle et une épargne résiduelle suffisante restent les seuls leviers pour rester dans le premier décile, là où les conditions résistent encore (2,75 % sur 10 ans, 3,00 % sur 20 ans).

Capacité d'emprunt : chiffrer l'impact de la hausse

Une hausse de 15 à 18 points de base sur les taux moyens a un effet immédiat et mesurable sur le pouvoir d'achat immobilier. Aux taux moyens d'octobre : pour un emprunt de 300 000 €, la mensualité s'élève à environ 2 145 € sur 15 ans (3,50 %), 1 757 € sur 20 ans (3,61 %) et 1 538 € sur 25 ans (3,72 %), hors assurance emprunteur. C'est le même mécanisme que celui qui a érodé le pouvoir d'achat immobilier tout au long de l'année : chaque dixième de point négocié, ou non négocié, pèse des milliers d'euros sur la durée du prêt. D'où l'importance de comparer le TAEG plutôt que le taux nominal, et de négocier systématiquement les frais de dossier et l'assurance emprunteur via la délégation, qui récupère souvent 0,10 à 0,20 point sur le coût total du crédit.

Taux d'usure T4 2026 : le garde-fou à vérifier avant de signer

Depuis le 1er octobre 2026, la nouvelle grille trimestrielle du taux d'usure est entrée en vigueur : 4,09 % pour les prêts de moins de 10 ans, 4,68 % de 10 à 20 ans et 5,40 % au-delà (prêt relais : 6,49 %, taux variable : 5,52 %). Elle s'applique au TAEG global (taux nominal + assurance + frais de dossier + garanties). Avec des taux moyens qui progressent vite et une OAT à 4,90 %, ce plafond pourrait redevenir un frein pour certains profils : emprunteurs seniors ou présentant des antécédents médicaux, dont l'assurance coûteuse peut faire basculer le TAEG au-delà du seuil légal. Le décalage entre une révision trimestrielle du taux d'usure et des taux de marché qui remontent chaque mois peut de nouveau se révéler problématique — un risque qui avait d'ailleurs conduit à une mensualisation exceptionnelle du taux d'usure en 2023. À surveiller : si la remontée se confirme, la marge disponible sous l'usure se réduit pour les durées longues et les profils à assurance onéreuse.

Prévisions novembre 2026 : signer maintenant ou attendre ?

Les signaux sont plus clairs qu'en septembre : les banques continuent d'absorber une partie de la tension, mais leurs marges s'amenuissent, et un ajustement des meilleurs taux en novembre n'est plus à exclure. Deux scénarios se dessinent. Le premier est une stabilisation si les marchés digèrent le choc budgétaire et que l'OAT redescend sous 4,70 %. Le second est une poursuite de la hausse si les débats budgétaires confirment les anticipations pessimistes. Dans les deux cas, la stratégie reste la même : ne pas parier sur une baisse spectaculaire. Si votre projet est mûr, sécurisez une offre avec un dossier solide (aucun découvert sur 6 mois, apport documenté, mise en concurrence via un courtier) et verrouillez le TAEG plutôt que le taux affiché. Conseil d'expert : utilisez notre simulateur de crédit pour tester l'impact d'une hausse supplémentaire de 0,10 point sur votre mensualité et votre capacité d'emprunt — anticiper le scénario pessimiste est la meilleure façon de dimensionner votre projet.

Chiffrez votre mensualité

Questions fréquentes

En octobre 2026, les taux moyens s'établissaient à 3,39 % sur 10 ans, 3,50 % sur 15 ans et 3,61 % sur 20 ans, hors assurance emprunteur.
Pour le trimestre T4 2026, le taux de l'usure fixé par la Banque de France est de 4,09 % pour les prêts de moins de 10 ans, 4,68 % de 10 à 20 ans et 5,4 % au-delà de 20 ans (assurance emprunteur incluse).
Oui : ces chiffres sont des moyennes. Avec un apport d'au moins 10 %, un taux d'endettement inférieur à 30-35 % et une mise en concurrence, les meilleurs profils obtiennent 0,2 à 0,4 point sous la moyenne.
Les taux moyens s'établissent à 3,39 % sur 10 ans, 3,50 % sur 15 ans, 3,61 % sur 20 ans et 3,72 % sur 25 ans. Les meilleurs profils obtiennent 2,75 % sur 10 ans et 3,00 % sur 20 ans, des niveaux négociés avec un apport conséquent et un dossier irréprochable.
L'OAT 10 ans a progressé de 70 points de base en un mois, jusqu'à 4,90 %, sous l'effet de tensions géopolitiques, de pressions sur les marchés de l'énergie et de l'incertitude budgétaire française (PLF 2027). Les banques répercutent cette hausse sur leurs barèmes, et pour la première fois depuis mai, les meilleurs taux commencent aussi à s'ajuster.
Le taux d'usure plafonne le TAEG maximal que la banque peut vous proposer : 4,09 % (moins de 10 ans), 4,68 % (10 à 20 ans), 5,40 % (plus de 20 ans). Avec la remontée des taux, ce plafond peut devenir un frein pour les profils dont l'assurance emprunteur est onéreuse, en particulier sur les durées longues. Vérifiez toujours la grille du trimestre en vigueur avant de signer.
Si votre projet est concret, l'action reste plus que jamais pertinente : les marges bancaires s'amenuissent et un ajustement des meilleurs taux en novembre est possible. Présentez un apport documenté, éliminez tout découvert sur les six derniers mois et passez en mise en concurrence pour rester dans le premier décile, là où les taux résistent encore.